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Conseils pratiques pour le suivi et le traitement du glaucome

Comment mettre les gouttes

La compression du canal lacrymo-nasal diminue efficacement le passage des collyres en dehors de l’oeil.
compression du canal lacrymo-nasal lors de l'instillation d'un collyre
Quatre conseils :

Respecter les horaires : une goutte à mettre le soir n’a pas la même efficacité si elle est instillée le matin. Quand les gouttes doivent être instillées matin et soir, l’heure précise importe peu à condition de respecter un intervalle d’environ douze heures : 8 h du matin, 8 h du soir ou bien 9 h du matin, 9 h du soir... etc...
Espacer les gouttes si plusieurs collyres sont prescrits : les gouttes perdent leur efficacité si elles sont instillées en même temps. Mais un intervalle d’au moins 5 minutes entre chaque collyre, est nécessaire.
Fermer fort les yeux après l’instillation, ou, mieux, fermer le canal lacrymo-nasal en appuyant avec l’index sur l’espace entre l’œil et le nez : cela diminue le passage des collyres dans la circulation générale.
En cas d'instillation de 
prostaglandines, essuyer avec une compresse humide les gouttes qui passent sur la paupière inférieure. Cela diminue l'importance des cernes éventuelles.

Deux astuces :

On a parfois l’impression que la goutte n’est pas tombée dans l’œil. Un moyen de lever le doute est de mettre les collyres au réfrigérateur : la goutte glacée est plus facilement perçue.
• Pour ne pas oublier les instillations, le meilleur moyen est simplement de les “accrocher” à un de vos actes quotidiens habituels : les mettre juste avant de boire le café du matin ou de mettre le pyjama du soir. Créer une telle association est généralement très efficace ! Une recommandation essentielle : ne surtout jamais interrompre le traitement sans en prévenir votre ophtalmologiste !

Recommandations pratiques pour passer l’examen du champ visuel

Appareil de champ visuel Humphrey
Etre bien installé

Il faut que vous soyez installé assez confortablement pour rester (presque) immobile 6 mn. Sans manteau ni col serré.

Garder l'œil fixé sur le point lumineux central

Vous devez, tout au long de l’examen, fixer le point lumineux du centre sans chercher du regard les points qui apparaissent sur le côté et sans vérifier non plus qu’ils étaient bien là en jetant un petit coup d’œil !

Ne pas s'inquiéter de ne pas tout voir

Les lumières sont d’intensité à chaque fois différente. Par construction de l’appareil, vous ne pourrez apercevoir qu’environ un point lumineux sur deux, ne vous inquiétez donc pas si vous avez l’impression de mal répondre.

Cligner normalement

Clignez normalement : trop cligner peut faire manquer une réponse mais s’empêcher de cligner fait larmoyer.

S'arrêter si on est fatigué

En cas de fatigue ou de gêne, gardez le bouton appuyé : l'appareil s'arrête. Si votre gêne se prolonge, demandez (sans bouger) à l'opérateur de faire une pause.

Un dernier conseil...

Un dernier conseil : il faut être attentif mais... décontracté !

Pression intra-oculaire et pression artérielle ont-elles un rapport entre elles?

voir Questions-Réponses

Qu'appelle-t-on un scotome?

voir Dictionnaire

En dehors du traitement proprement dit, des précautions particulières ont démontré leur utilité :

- Hygiène de vie

Alimentation variée : cinq fruits et légumes par jour. Aucun régime spécifique n'a une quelconque utilité, mais les légumes verts ont un rôle protecteur. voir ici
Arrêt du tabac, qui doit être total pour être efficace.
Sport régulier adapté à la condition physique.

- Eviter les cols serrés

Les cols et le cravates trop serrés augmentent la pression intra-oculaire… Et diminuent la vascularisation cérébrale!

- Attention à l'altérophilie

Soulever les poids provoque des fluctuations de la pression intraoculaire qui peuvent être nocives chez les patients glaucomateux. Il faut de façon générale éviter les exercices "à glotte fermée", c'est-à-dire où l'on retient sa respiration.

- Précautions dans la pratique du yoga

Les positions du corps où la tête est plus basse que le reste du corps peuvent entraîner une élévation de la pression intra-oculaire. Il vaut mieux les éviter en cas de glaucome.
Voir ici

- Eviter une pratique intensive de certains instruments à vent

Les notes aiguës de trompette, quand elles sont tenues longtemps, font monter la pression intra-oculaire. La pratique intensive de cet instrument peut être dangereuse en cas de glaucome sévère.

- Eviter l'ingestion trop rapide d'une trop grande quantité d'eau

Elle provoque par effet osmotique une élévation brutale de la pression intra-oculaire. Ce pic est mal régulé chez les patients glaucomateux.

- En cas de glaucome pigmentaire :

Les efforts sportifs intensifs semblent augmenter la décharge de pigments et doivent donc être évités.

Recommandations pratiques lors des mesures de pression

La pression intra-oculaire varie avec les heures. Varier les heures de consultation permettra à votre ophtalmologiste de mieux apprécier votre profil pressionnel.
Sauf indication expresse de votre ophtalmologiste, il faut prendre normalement votre traitement le jour de la consultation, car c’est la mesure de la pression avec traitement qui compte.
Fermer fort les paupières pendant la mesure augmente artificiellement le chiffre et peut inquiéter à tort : il faut essayer d'être décontracté!

Actualités du Glaucome

Décembre 2018
L'exercice physique est associé à un ralentissement de l'aggravation du champ visuel

L'exercice physique chez les sujets glaucomateux est associé à une détérioration du champ visuel moins rapide. Plus de marche, plus de temps passé à des exercices modérés à soutenus, plus de temps passé à des activités non sédentaires sont associés à un ralentissement du taux d'aggravation du champ visuel pouvant atteindre 10%.
Une étude avait déjà démontré l'effet protecteur de l'exercice physique. Il s'agit ici d'une étude concernant des sujets traités pour glaucome.
lien

Une nouvelle molécule hypotonisante prometteuse testée en phase III

L'omidenepag isopropyl (DE-117) est le précurseur de l'omidenepag, agoniste non-prostanoïde des récepteurs de la prostaglandine E2. Il s’agit d’une classe différente des prostaglandines hypotensives actuellement disponibles, qui sont des agonistes des récepteurs de la prostaglandine F. De plus, la structure chimique de l'omidenepag, différente d'une prostaglandine, lui confère une affinité sélective forte pour le seul récepteur EP2. De précédentes études sur l’omidenepag isopropyl ont montré une action plus fortement hypotensive que les prostaglandines disponibles, moins d'effets secondaires, et un mode d’action différent (facilitation des deux voies, uvéosclérale et trabéculaire). L'étude pivot qui vient d'être lancée enrôlera 400 adultes présentant une hypertonie oculaire ou un glaucome et jusqu’à 30 enfants. Elle comparera les effets du DE-117 à ceux du timolol.
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