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Pression intraoculaire et glaucome

Qu'est-ce c'est ?

L’œil est une structure molle comme un ballon en caoutchouc. C’est la production interne de liquide (l’humeur aqueuse) qui, comme l’air dans le ballon, lui donne sa forme sphérique. Ce liquide sort de l'œil en passant par un filtre. Quand le liquide s’écoule facilement, la pression dans l’œil reste peu élevée. Si l'humeur aqueuse rencontre une résistance pour sortir de l'œil la pression intraoculaire s'élève.
Une élévation anormale de cette pression est le 
principal facteur de risque de glaucome, provoquant la mort des fibres optiques.

Comment la mesure-t-on?

Schéma de la mesure de la PIO par tonomètre de Goldmann

Un cône en plastique ou bien un jet d'air déforme la cornée. La pression intraoculaire est déduite de la force nécessaire à cette déformation

La mesure de la pression intraoculaire est donc une donnée importante pour diagnostiquer et suivre un glaucome.
Tous les appareils utilisés couramment pour mesurer la pression intraoculaire reposent sur le même principe : ils mesurent la force nécessaire pour déformer l'œil et en déduisent la pression. Comme quand on appuie sur un ballon pour voir s'il est bien gonflé. (Passer la souris sur le dessin)
Cette mesure est faussée si la cornée, sur laquelle appuient les appareils, a une épaisseur anormale (voir 
pachymétrie).
Cette mesure est d'autre part ponctuelle, alors que la pression varie tout au long de la journée et de la nuit.

Ces variations sont telles qu'un patient présentant un glaucome à pression élevée a une chance sur deux d'avoir une pression normale le jour de l'examen chez l'ophtalmologiste.
Ce sont les pics de pression qui abîment le nerf optique : ce sont eux que l'on recherche.

C'est une donnée insuffisante

La solidité de la tête du nerf optique reste une donnée inconnue : certaines personnes ont un nerf optique très fragile qui ne supporte pas une pression même basse, alors que d'autres ont un nerf optique qui résiste à des pressions très élevées. La pression intraoculaire qui met à l'abri du danger est variable pour chaque individu.
La notion de pression normale ou supérieure à la normale n'a qu'une valeur statistique très réduite.
La pression intraoculaire est donc une donnée importante mais insuffisante et parfois très trompeuse.

Recommandations pratiques lors des mesures de pression

• La pression intraoculaire varie avec les heures. Varier les heures de consultation permettra à votre ophtalmologiste de mieux apprécier votre profil pressionnel.
• Sauf indication expresse de votre ophtalmologiste, il faut prendre normalement votre traitement le jour de la consultation, car c’est la mesure de la pression avec traitement qui compte.
• Fermer fort les paupières pendant la mesure augmente artificiellement le chiffre et peut inquiéter à tort : il faut essayer d'être décontracté!
 
 
Voir 
ici l'ensemble des conseils pratiques

Actualités du Glaucome

Décembre 2018
L'exercice physique est associé à un ralentissement de l'aggravation du champ visuel

L'exercice physique chez les sujets glaucomateux est associé à une détérioration du champ visuel moins rapide. Plus de marche, plus de temps passé à des exercices modérés à soutenus, plus de temps passé à des activités non sédentaires sont associés à un ralentissement du taux d'aggravation du champ visuel pouvant atteindre 10%.
Une étude avait déjà démontré l'effet protecteur de l'exercice physique. Il s'agit ici d'une étude concernant des sujets traités pour glaucome.
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Une nouvelle molécule hypotonisante prometteuse testée en phase III

L'omidenepag isopropyl (DE-117) est le précurseur de l'omidenepag, agoniste non-prostanoïde des récepteurs de la prostaglandine E2. Il s’agit d’une classe différente des prostaglandines hypotensives actuellement disponibles, qui sont des agonistes des récepteurs de la prostaglandine F. De plus, la structure chimique de l'omidenepag, différente d'une prostaglandine, lui confère une affinité sélective forte pour le seul récepteur EP2. De précédentes études sur l’omidenepag isopropyl ont montré une action plus fortement hypotensive que les prostaglandines disponibles, moins d'effets secondaires, et un mode d’action différent (facilitation des deux voies, uvéosclérale et trabéculaire). L'étude pivot qui vient d'être lancée enrôlera 400 adultes présentant une hypertonie oculaire ou un glaucome et jusqu’à 30 enfants. Elle comparera les effets du DE-117 à ceux du timolol.
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Pression intra-oculaire et pression artérielle ont-elles un rapport entre elles?

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